An-Artist-w0rld

Ce qui se passe au pays de ma folie
Recueil de n'importe quoi

______
______
______

Il y a des images; beaucoup d'images. Des images joyeuses et d'autres tristes. Des images en couleurs et d'autres grises. Des images qui font sourire et d'autres qui font pleurer.

______
______
______

Il y a des mots; beaucoup de mots. Des mots joyeux et d'autres tristes. Des mots bien entourés et d'autres seuls. Des mots qui font sourire et d'autres qui font pleurer.

______
______
______

Il y a des fautes; beaucoup de fautes. Des fautes de français et d'anglais. Des fautes d'émotions et d'esprit. Des fautes de personnalité et des fautes de folie. Des fautes de ce que je suis.

______
______
______

Mais c'est ainsi qu'est l'être humain, après tout; rempli de fautes.



An-Artist-w0rld

# Posté le dimanche 05 octobre 2008 23:07

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 14:15

Pour aller où?

Pour aller où?
Hey ! Débutons tout de suite par un petit texte que j'ai écrit, et avec lequel je participe au concours de kar007100!! J'espère qu'il vous plaira !!

Pour aller où ?

Je courais. Pour aller où? Ne me demandez pas, moi-même je ne le savais pas. Je courais pour courir, pour échapper à la douloureuse réalité dont j'étais accablée. Je courais pour évacuer ma souffrance, pour me libérer de l'emprise qu'elle avait sur moi. Ironiquement, courir me faisait mal. Mon souffle me manquait, mes jambes me martyrisaient, mes yeux me brûlaient. Cependant, quand je courais, j'oubliais tout. Alors je continuais de courir, pour continuer d'oublier.

Cela faisait des kilomètres que je courais, racontant mon histoire à une route s'étendant très loin. Cependant, je ne pourrais vous dire son nom, car je ne le connais pas. Mon esprit était loin derrière, occupé avec ces soucis que je tentais désespérément d'évacuer.

Je regardais défiler le paysage, sans même le voir. En temps normal, je photographie tout dans ma tête et je le grave dans ma mémoire. Mais cette fois-là, je n'avais ni le temps ni le c½ur à m'attarder à cette futilité. Si on m'avait amenée une nouvelle fois sur cette même route, je n'en aurais probablement eu aucun souvenir. Peut-être aurais-je senti le fantôme de ma douleur errer à cet endroit, sans toutefois pouvoir me rappeler quelle était cette souffrance que j'avais ressentie. Peut-être aurais-je eu cette légère impression de déjà-vu qui nous assaille tous un jour ou l'autre, sans toutefois pouvoir préciser le souvenir qu'elle faisait remonter en moi.

Je courais pour m'enfuir. Je voulais fuir cette vie que je n'avais pas souhaitée et qui tournait au désastre. Je voulais aller n'importe où, sauf à l'endroit où je vivais depuis ma plus tendre enfance, là où ma famille s'était brisée, là d'où on voulait me faire partir. Alors j'exauçais leur v½u : je partais. Pour aller où? Je ne le savais pas encore. Ce qui était sûr, c'était que jamais je ne partirais avec eux.

Les larmes, mêlées à la pluie, me brouillaient la vue. Cela faisait des heures que je courais, que je pleurais. J'étais épuisée, mais je ne voulais pas m'arrêter. Si je m'arrêtais, la réalité, qui me poursuivait depuis que j'avais quittée ma maison, m'aurait sans doute rattrapée bien vite. Et ça ne devait surtout pas arriver.

Je continuais de courir, à bout de souffle. Puis, je rentrai dans quelqu'un et tombai par terre, en même temps qu'elle. L'autre personne aussi courait avant d'être percuté, comme moi. Ainsi, je n'étais peut-être pas la seule à vouloir fuir le monde réel. Je levai les yeux vers elle et la première chose que je constatai, ce fut que j'aurais du dire lui et non elle. En effet, c'était un garçon. Un adolescent qui avait environ mon âge, d'après ce que je pouvais voir. Il semblait essoufflé lui aussi, à bout de forces.

Enfin, il leva les yeux vers moi. Lorsque nos regards se croisèrent, ce fut comme si le temps s'était arrêté. Je ne pouvais plus détacher mes yeux des siens, il ne pouvait plus détacher ses yeux des miens. La pluie pouvait bien tomber encore plus fort, l'orage pouvait bien éclater, un ouragan pouvait bien se déchaîner, rien ne nous aurait persuadé de détourner le regard.

Puis, soudain, il amorça un mouvement pour se lever. Alors, le sentiment de bien-être que j'avais ressentie quelques instants auparavant commença à se dissiper. Déjà, avant même de me connaître, je le faisais fuir. C'était toujours comme ça. Personne ne m'aimait. Je faisais fuir tout le monde. Mes défauts étaient trop importants, j'étais trop différente des autres.

À ma grande surprise, il ne se leva pas. Non. Il se déplaça, puis vint s'asseoir à côté de moi, assez près pour que je puisse sentir sa délicieuse odeur de lilas, assez près pour que je puisse sentir sa peau frotter délicatement contre la mienne.

Très vite, il replongea ses yeux dans les miens. À cet instant, j'eus comme une sorte d'illumination. Je venais de trouver mon âme s½ur, l'homme de ma vie. Grâce à cette rencontre, ma vie venait littéralement de basculer. Mon désespoir venait de se transformer en une véritable joie de vivre, mon goût de tout abandonner venait d'être remplacé par un goût de liberté, sans fuite.

Je partais avec lui. Pour aller où? Je ne savais toujours pas. Mais je savais qu'enfin, je serais libre, qu'enfin, je serais heureuse.

Alors, vous en pensez quoi? Lâchez vos comz !!!

# Posté le samedi 05 janvier 2008 01:02

Modifié le jeudi 10 janvier 2008 13:43

Devoir d'histoire

Devoir d'histoire
Hey ! Le titre est pas très inspirant hein? Je vous rassure, c'est un texte ! Une lettre en fait ! D'un personnage fictif à un autre ! C'est effectivement un devoir par contre ! Je sais pas si vous connaissez un ptit peu l'histoire du Québec, mais là, vous allez en savoir un peu plus ! C'est sur la déportation des Acadiens en 1755 ! Bon jvous explique rien, vous allez tout comprendre (ben j'espère...) dans la lettre ! Si vous avez des questions, allez-y !! Voilà, bonne lecture !!


Lettre adressée à M. Mathieu Roquefort
174, rue Monte-Cristo
Marseille, France



7 août 1756, Falmouth, Cornouailles, Angleterre.

Mon cher ami,

Cela fait bien longtemps que je t'ai écrit pour la dernière fois et je m'en excuse profondément. J'ai eu quelques mésaventures ces derniers mois, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je t'écris cette lettre. J'en ai long à te raconter, alors installe-toi confortablement, car tu en auras pour longtemps à te régaler de mes palpitantes péripéties.

Commençons par le commencement. Tu dois sûrement te demander pourquoi je t'écris d'Angleterre et non de Port-Royal. La raison est bien simple : on m'a déportée. En effet, le gouverneur Charles Lawrence a décidé en septembre dernier que nous, les Acadiens, étions de trop dans sa colonie. Ainsi, il nous a fait déporté aux quatre coins de l'Amérique. Cependant, moi, je me suis retrouvée dans un bateau menant ici, en Europe, dans le pays ennemi de la France.

Toute cette aventure débuta lors de la signature du Traité d'Utrecht en 1713, où nous fûmes cédés à la Grande-Bretagne. Dès lors, 400 soldats britanniques occupèrent cette partie de l'Acadie qui leur fut donnée. Ils rebaptisèrent l'endroit et l'appelèrent Nouvelle-Écosse. Comme si ça n'était pas suffisant, ils changèrent même le nom de Port-Royal pour Annapolis Royal! Je n'étais pas née à ce moment, bien sûr, même ma famille ne vivait pas encore en Acadie, mais je fus tout de même indignée lorsque mon père me raconta cette histoire, lorsque j'étais toute jeune encore et que nous venions de nous installer ici, loin de toi et de la France. Notre province appartenait à l'Angleterre désormais, que cela me plaise ou non.

Durant des années, on tenta de nous faire prêter un serment d'allégeance à la Couronne britannique, mais nous refusions. Notre peuple préférait garder une certaine neutralité, ne voulant pas prendre part à des combats inutiles entre deux pays qui n'étaient pas les nôtres. Bien sûr, tu te souviens de tous ces détails, puisque je te les ai déjà raconté dans mes précédentes lettres.

Après la fondation de la ville d'Halifax, nous fûmes envahit de colons britanniques qui convoitaient nos terres et réclamaient une Chambre d'Assemblée. Heureusement, nous étions encore en majorité sur le territoire et ces droits furent refusés aux colons.

Cependant, cette situation ne dura pas éternellement. Elle prit une tournure différente en 1754. Je crois que le gouverneur Lawrence en avait assez des Acadiens, il voulait une colonie entièrement britannique. Selon une rumeur, il avait même l'intention de nous expulser et de nous remplacer par des colons de la Nouvelle-Angleterre! Lorsque que j'entendis cela, je pris peur. Je ne voulais pas qu'on m'expulse de chez moi! J'étais attachée à la terre où je vivais avec Alexandre et les enfants depuis quelques années. J'avais peur de les perdre à tout jamais. Enfin bref, tout ce petit discours pour dire que Lawrence avait des projets pour nous, des projets qui ne feraient peut-être pas nécessairement notre affaire.

Tu te souviens, bien sûr, de la 4e guerre intercoloniale, qui éclata en 1754. Et bien ce fut le début de nos soucis. Après la victoire de Lawrence dans la bataille de Fort Beauséjour et la prise de Fort Gaspareaux, au mois de juin 1755, nous fûmes piégés par les autorités britanniques. On fit venir les hommes dans les ports, on les y arrêta et on les y détint.

Pendant ce temps, d'autres soldats vinrent nous arrêter, femmes et enfants, dans NOS maisons! Ils nous amenèrent dans les ports, avec les hommes, puis nous séparèrent par groupe d'âge et de sexe. Ensuite, ils nous embarquèrent sur des bateaux. Dans cette catégorisation, je fus séparé de toute ma famille. Alexandre partit dans une embarcation, Rose et Julien furent embarqués chacun sur un navire différent. Toute cette agitation parce que nous avions refusé encore une fois de prêter le serment d'allégeance à l'Angleterre!

J'ignorais totalement où on m'emmenait. J'avais peur, non seulement pour moi, mais aussi pour le reste de ma famille. J'ignorais où ils se trouvaient, s'ils étaient encore en vie, s'ils étaient quelque part parmi les autres navires qui nous accompagnaient.

Quelques semaines plus tard, nous nous arrêtâmes sur la côte de Virginie, où on nous refusa l'entrée. Nous restâmes là, sur la plage, pendant je ne sais combien de temps. La seule chose dont je suis sûre, c'est que le premier jour du mois de mai 1756, nous étions repartis. Comment l'ai-je sus? Tout simplement parce que le capitaine nous l'avait dit. Nous allions où? Il avait oublié de nous préciser ce détail.

Nous naviguâmes pendant longtemps, très longtemps, mais je ne pourrais te dire la durée exacte de notre voyage, car j'avais perdu la notion du temps. Je voyais de l'eau à perte de vue, chaque jour. J'en avais la nausée.

Pendant la traversée, deux bateaux coulèrent. J'aurai toujours cette question en tête, pour le restant de ma vie : Julien, Rose ou Alexandre étaient-ils sur ces bateaux? Je ne le saurai jamais, malheureusement. Ma famille est brisée désormais.

Trêve de nostalgie, je continue mon récit. Alors que nous étions encore sur les navires et que je regardais défiler cet interminable horizon bleu qui me rendait malade, j'entendis une conversation entre deux officiers. Ils disaient que nous, les Acadiens présents sur ces bateaux, étions probablement les plus chanceux d'entre tous les déportés.

C'est alors que je pus enfin découvrir ma destination finale : l'Angleterre. Par la même occasion, je découvris d'autres endroits où mes semblables avaient été exilés. Beaucoup furent déportés le long de la côte atlantique américaine. Quelques uns, tels que nous, furent déportés en Europe. Parmi ceux-ci, certains plus chanceux étaient retournés en France. Cependant, j'entendis dire que l'endroit idéal pour les déportés était en Louisiane. Là-bas, ils étaient accueillis chaleureusement et ils étaient très bien traités. J'espérais sincèrement que ma famille y avait été envoyée, qu'elle mènerait une belle vie malgré le drame qu'elle avait vécu.

Quelques jours – ou peut-être quelques semaines, je ne sais plus – plus tard, nous arrivâmes enfin à destination. Le débarquement me parut interminable. J'avais hâte de poser enfin mes pieds sur la terre ferme ! Cependant, lorsque mon v½u fut exaucé, je ne ressentis pas exactement le bien-être que je m'attendais à ressentir, bien au contraire. La tête me tourna, mes jambes vacillèrent sous mon poids et je ne pus me retenir de vomir.

Malheureusement, on ne me laissa point le temps de récupérer. Aussitôt arrivés, on nous sépara en quatre groupes. Celui dans lequel je fus mise semblait le moins nombreux. Notre troupeau fut envoyé à Falmouth. Pour les autres, j'ignore quel sort on leur réserva.

Cela fait maintenant 3 jours que je suis ici, en Cornouailles. Nous sommes bien traités, surtout pour des prisonniers. J'ai même déniché un petit travail. J'ai appris en lisant le journal – j'ai appris quelques bases de l'anglais – que nous étions aujourd'hui le 7 août 1756. Ainsi, la traversée jusqu'en Angleterre a duré trois longs mois. J'ai aussi vu un article sur nous, les déportés acadiens. J'ai appris que ceux qui avaient voyagé avec moi étaient maintenant soit à Southampton, à Liverpool ou à Bristol. J'ai aussi appris qu'au Massachusetts, les déportés avaient été décimés par une épidémie de variole. À quelques endroits, en Amérique, on engage les déportés comme esclaves, on les traite comme des Noirs.

Je ne peux m'empêcher de penser que peut-être les membres de ma famille sont dans ces endroits de torture, souffrant le martyr. Je ne peux m'empêcher de penser que jamais je ne les reverrai...

Enfin bref, je t'ai raconté mon histoire. Tu sais tout à présent. J'aurais adoré te revoir mais, malheureusement, je suis coincée ici. Mais qui sait? Peut-être nous libéreront-ils sous peu! Sois sûr que si c'est le cas, le premier endroit où je me rendrai sera au 174, rue Monte-Cristo afin de retrouver mon meilleur ami d'enfance !

Dans la hâte de te retrouver,

Camille DeLatour

(message à celles qui s'appellent Camille: Je trouve que ce nom-là est trop beau, c'est pour ça que je l'ai pris !!! C'est rien de personnel ou quoi que ce soit !!! lol)



Hey ! Vous en pensez quoi alors? C'est une genre de première version, pas tout à fait révisée !! Mais bon lâchez plein de comz quand même!!! Si vous voulez être prévenus(es) des news, lâchez un com ici en disant que vous voulez être prévenu(e) !!

Offre : Je rends en double les comz sur cet article !!
(en ne comptant pas celui qui dit que vous voulez être prévenu, évidemment !! )



Les prévenus
Acci0-Fic
New-Mo0n
chixxie-crazy
fan-hp7-fiction
20-ans-plus-tard
the-pictures-shrine

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 01:47

Modifié le vendredi 22 février 2008 23:55

Je vous adore !!! <3 <3 <3

Je vous adore !!! <3 <3 <3
Hey!! Juste un ptit article pour dire que je vous adore !! J'adorerais tous vous rencontrer !! Mais sa ferait beaucoup de voyage et à la fin, sa coûterait un peu cher... Je devrais aller :

- En Belgique
:Pour aller voir ma belle et marrante Audrey que j'adore et qui est une écrivaine MÉGA talentueuse !!! On devrait s'écrire un texte toutes les deux !! Nos deux génies combinés ensemble, imagine le chef-d'oeuvre !!!<3 <3 <3

- En France : Pour rencontrer Camille #1 et Camille #2 (qui sont toutes les deux #1 dans mon coeur ! Vous êtes tous #1 dans mon coeur !!! je les ai numéroté dans l'ordre que je les ai connues lol)

Camille #1 : Fille super trop sympa que j'adore !! Tu écris super bien, tes deux fics sont géniales !!!T'es ma copine de sky et je t'adore !!!<3 <3 <3

Camille #2 : T'est trop super, je t'adore aussi !!! Aussi barge que moi !!! Et ta fic (même si elle a que 2 chapitres) est super aussi !!! Et j'adore nos petits (gros) échanges de comz !!!
<3
<3 <3

Camille, tu devrais lire la fic de Camille, elle est super !! (hi hi, c'est à double sens !!! Quoi que Camille a deux fics, mais sa serait long pour Camille de lire la première parce qu'il y a déjà beaucoup de chapitres... alors sa marche quand même !! et en fait, je crois que jme suis trompée dans l'ordre... en fait, je crois que j'ai connue Camille #2 avant Camille #1... Mais bon sa me tente pas de recommencer tout !! ouh vous trouvez pas que sa devient mélangeant à la fin? )

- Un ptit voyage d'une quarantaine de minutes pour aller à Laval (c'est bien sa hein? Laval?) : Pour aller voir Karine que j'adore, une des seules autres Québécoises à avoir un (des) blog sur HP !!! T'es vraiment trop trop sympa !!! Et t'écris SUPER bien aussi !!! On devrait se faire un ptit jam de piano et trompette un jour !!! Ou sax et trompette !!!
<3 <3 <3

- Une petite marche d'une demi-heure pour aller à Repentigny : Pour aller voir Damien, un des seuls gars qui a un blog (d'ailleurs je me demande pourquoi j'ai mis la couleur d'écriture en rose !! lol) et qui est aussi bizarre que moi !! (mais pas de la même façon !! )T'es trop sympa !! Tu continue à me supporter, même si je suis carrément détestable, et je t'en suis reconnaissante !!! Merci d'être là !! <3 <3 <3


- Et finalement un petit tour de vélo santé d'une vingtaine de minutes qui me mène à Repentigny (aussi) : Pour rendre visite à ma belle Mélissa que j'adore !!! Grande artiste, tromboniste hors-pair, brute en espagnol, aussi désorganisée que moi, capable de faire tout ce qu'elle veut si elle se force un peu ;) et jpourrais dire tout plein d'autres choses, mais sa prendrais trop longtemps à tout énumérer !! T'es super sympa Mel, une des meilleures amies qu'on peut pas avoir et une des meilleures personnes que j'ai rencontrée jusqu'ici (sa risque pas de changer !) !!! Tu m'as changé, même si tu t'en es peut-être pas rendue compte, mais sa m'a apporté beaucoup. Jt'adore Mel !!! <3 <3 <3 <3 <3


Voilà !! C'était ma dose d'amour que j'avais à donner !!! Jvous adore tous !!!

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 16:39

Modifié le jeudi 10 janvier 2008 12:46

La Voix

La Voix
Hey !! Vous tous, chers amis, je vous présente un texte de journée de congé !! J'ai écrit sa aujourd'hui, alors qu'on m'a annoncé que mon école était fermée pour cause de panne d'électricité !!!Cependant, sa n'a aucun rapport avec l'école ou les pannes d'électricité xD ! Voilà, j'espère qu'il vous plaira !!!

La Voix

J'ouvre difficilement les yeux. Une lumière éblouissante m'aveugle, alors je les referme aussitôt. Je sens qu'on me transporte, mais je n'ose pas les ouvrir de nouveau, de peur de devenir aveugle. Ma tête est sur le point d'exploser, je sens que je vais vomir, mais je garde mes paupières closes. Je ne sens plus mes jambes, mes doigts sont froids comme de la glace, mais mes yeux restent fermés.

Soudain, j'entends une voix à côté de moi, une voix qui m'est familière. Une voix apaisante, douce, qui sonne comme de la musique à mes oreilles. Cependant, je ne distingue pas ses paroles. La voix est lointaine, floue, incompréhensible. Je ne peux rester comme ça sans savoir qui me parle ainsi, alors j'ouvre les yeux une seconde fois, plus prudemment. Cette fois, je distingue une demi-douzaine de personnes disposées alentour de moi et qui me tirent sur quelque chose de roulant. Je cherche d'où pourrait bien provenir cette voix qui me parle, mais je ne vois rien.

Le décor file à toute allure, imperceptible à mes yeux fragiles. Je ne distingue que certaines couleurs telles que blanc, bleu poudre et un vert vraiment horrible. Finalement, je suis heureuse de ne pas voir les motifs créés par ces couleurs fades et hideuses. Cela me rendrait encore plus malade que je ne le suis déjà. Alors je referme mes yeux.

Soudainement, je sens que mon petit cortège s'arrête. Je décide d'ouvrir de nouveau mes yeux et je me rends compte que nous sommes dans une pièce exiguë, aussi déprimante que le couloir dans lequel on m'a traînée. Autour de moi, les mêmes six personnes. Cependant, quelqu'un s'est ajouté à mon escorte. Il semble plus imposant, plus important. Les autres paraissent soumis, comme s'il était leur chef. On dirait qu'il leur donne des ordres et qu'ils lui obéissent, comme des chiens bien dressés obéissent à leur maître.

Quelques instants plus tard, je le vois venir vers moi. Il a quelque chose dans les mains, que je ne peux distinguer. Il approche cet objet de mon bras et y injecte quelque chose. Je ne peux l'en empêcher, car je suis trop faible physiquement, je n'ai plus aucune force. Et on dirait que ce qu'il m'a administré m'enlève toutes les forces qui me restent, m'obligeant ainsi à fermer les yeux. Puis, je tombe dans un étrange sommeil. Je suis plongée dans le noir, dans une obscurité angoissante.

Cela fait je ne sais combien de temps que je suis enfermée dans cette noirceur déroutante, et je commence à m'en lasser. Je n'ai rien à faire. Je suis juste là, emprisonnée, à chercher quelque chose qui n'apparaîtra jamais. Je vous souhaite de ne jamais être prisonnier de cet océan d'ébène, car on s'y perd et on en devient fou, je vous le jure.

Puis, brusquement, je suis comme tirée en arrière et ramenée dans la minuscule pièce. Cependant, cela ne dure pas très longtemps. À peine quelques secondes et je suis projetée de nouveau dans l'obscurité totale. Mais cette fois, il y a quelque chose de différent. Je vois comme un écran, qui me montre des images. En regardant bien, je me rends compte que ces images, je les ai déjà vues quelque part.

Je les observe attentivement, cherchant désespérément où j'ai bien pu les voir. Finalement, un éclair de compréhension me traverse l'esprit. Ce sont des images tirées de ma vie. Ma vie à moi. Je revois cette pièce où un homme m'a enfermé pendant des mois et des mois. Je revois cette nuit fatidique où il m'a fait avaler de force beaucoup trop de médicaments et où il a abandonné mon corps dans une ruelle, me croyant morte. Je me revois, rampant jusqu'à l'habitation la plus proche. Puis, je revois les derniers instants dont je me souviens réellement : le couloir, la pièce, l'injection et le noir absolu.

Soudain, la même voix que j'ai entendue dans le couloir résonne à mes oreilles. Cette même voix douce et apaisante qui me semble familière, mais sur laquelle je n'arrive pourtant pas à mettre un nom, un visage. Cette fois, je l'entends clairement et je comprends ses paroles.

Puis, inopinément, la noirceur se dissipe et laisse place à une lumière blanche, éblouissante, qui ressemble étrangement à celle qui m'a aveuglé dans le couloir aux couleurs déprimantes. Une femme apparaît devant moi, aussi blanche que la lumière. Elle me prend la main et nous disparaissons dans un éclat de lumière bleue, laissant derrière nous les hommes et leur inhumanité.




Vous en pensez quoi alors? Bizarre hein? Lâchez vos comz !!!

# Posté le jeudi 10 janvier 2008 12:02

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 14:01